jeudi 1 mars 2012
Les vampires
jeudi 21 avril 2011
lundi 18 avril 2011
Desperados, la fête qui déchire tout.
lundi 28 février 2011
Hommage au Colonel Reyel
Je voudrais, une fois n’est pas coutume, tirer mon chapeau à un nouveau venu sur la scène de la Chanson Française, j’ai nommé le Colonel Reyel.
Quand tant d’autres s’enferment dans le carcan stéréotypé de la langue française et de ses expressions convenues, ce nouvel Artiste (n’ayons peur ni du mot, ni de la majuscule) s’en échappe en quatre vers. Je le cite :
« Aussitôt que le jour se lève
Tu es dans ma tête,
Tu hantes mes pensées
Je n'en sortirai pas inerte, »
Oui, vous avez bien lu : Je n’en sortirai pas inerte. D’aucuns diront : c’est gonflé, d’autres diront : c’est une faute.
Afin de tirer tout cela au clair, observons la phrase avec attention. Pour ce faire, concentrons nous sur les deux derniers vers. Ils suffisent amplement, holala oui.
« Tu hantes mes pensées / Je n’en sortirai pas inerte ».
Il est tourmenté le bougre, on le lit, on le comprend, il a un petit habitant dans le chapeau, soit. Mais en prenant connaissance de la suite, on se dit qu’on ne comprend plus rien, qu’il y a erreur, égarement, perte de la maitrise du style, enfin bref : boulette. Il voulait dire : « Je n’en sortirai pas indemne ». Oui, voilà en vérité ce qu’on serait tenté de se dire.
Mais non ! Tout cela est faux ! Remontons en arrière, et relisons : « Tu hantes mes pensées... ». Tu hantes… comme un fantôme. Comme un mort, donc. Un mort dont il ne veut pas. Oui ! Non ! Il veut rester vivant et il nous l’affirme bien haut : « Je n’en sortirai pas inerte». Il en sortira par conséquent animé et admirablement vivant. Pure maîtrise de style. CQFD
Ceci étant, ce que je ne m’explique pas, c’est pourquoi il est hanté « aussitôt que le jour se lève », vu qu’un fantôme qui se respecte officie plutôt en pleine nuit. Ça, pas un mot là-dessus, il faudrait lui demander.
Quoi qu’il en soit, le Colonel Reyel apporte à des milliers de jeunes un véritable espoir, en prouvant à toutes et à tous que l’on peut être haut gradé sans jamais avoir fait ses classes.
vendredi 17 décembre 2010
mercredi 15 décembre 2010
mardi 14 décembre 2010
jeudi 2 décembre 2010
Vicieuse bonté.
J’aime faire le bien : c’est mon plus grand vice.
C’est un besoin compulsif, viscéral, irrésistible. Une urgence tripale. Une pulsion qui gronde en moi de sa voix basse et constante, avant de sourdre brutalement, au premier inconnu un peu mal en point qui passe. Quand je dis un peu mal en point…un rien, un air, un col mal mis ou une mèche de travers peuvent suffire.
Alors ma fureur du bien explose, des torrents de bonté jaillissent de moi et m’entrainent irrésistiblement vers le pauvre péquin qui a eu le bonheur, ou le malheur (c’est selon) de croiser mon chemin. Je l’assaille soudain de gestes, d’attentions, de regards. Il devient la cible et le réceptacle de mon vice, et je déverse en lui tout ce bouillonnement d’altruisme qui m’habite et me ronge en même temps.
Et puis, à nouveau maitre de moi, dans un sentiment mêlé d’apaisement et de honte, je m’éloigne enfin, non sans auparavant lui mettre un taquet ou l’insulter copieusement.
jeudi 29 juillet 2010
Découvrez votre feuilleton de l'été.
Je n’ai jamais vraiment voulu coucher avec Julia Roberts
Par Nicolas Dubois
Je m’appelle Pierre Rajaud. J’ai 28 ans et dans la vie, ça fait trois ans que je suis mort.
De séries policières en soaps dramatiques, de films indépendants fauchés en navets à succès, je truste à Hollywood, depuis quarante mois – un record- tous les rôles de cadavre masculin. Il faut dire qu’avec mon physique passe partout, mon visage sans âge et mon absence remarquable de signes distinctifs, le rôle de principale victime semble avoir été inventé pour moi. Il m’est même arrivé d’enchaîner deux épisodes d’une même série sans que personne ne remarque rien. En même temps, ça se comprend. Qui se souvient à la fin de l’épisode de la tête du cadavre du début ? Même moi, il n’est pas rare que je m’oublie. Au final, dans ce microcosme en perpétuelle mutation, c’est sur cette absence de reconnaissance que j’ai bâti ma célébrité. Réussir à vivre de ma mort, on peut dire que j’ai eu de la chance.
J’ai débarqué aux Etats-Unis à la fin de mes études pour valider mon Master de commerce international. Une vague école de commerce lyonnaise, fréquentée pendant trois ans avec une remarquable absence d’assiduité, m’avait ouvert la porte d’un diplôme mondialement reconnu, du moins en France. La dernière petite condition pour obtenir le précieux certificat était de suivre quelques mois de cours à l’étranger. Une façon comme une autre de faire voir du pays à une jeunesse paresseuse et de la familiariser avec les langues étrangères. Par chance, j’ai réussi à échouer à en Californie, dans une université de second ordre : le rêve de tout étudiant moyen. C’est en contemplant les naïades délicieusement vulgaires d’Alerte à Malibu que l’idée de découvrir la langue californienne m’avait définitivement séduite. Le sea, sex and sun n’est pas près de mourir.
Après quatre semaines sur le sol américain, j’avais un studio en collocation, des gamma GT en fête, une bonne dizaine de nouveaux amis et un compte bancaire en chute libre. J’ai dû me rendre à l’évidence. Si je voulais poursuivre un peu plus loin mon séjour américain, il fallait que je cesse de courir après les sorties nocturnes. La fréquentation aussi débonnaire qu’immodérée des bars de nuit était en train de mettre en sommeil mes rêves de succès. J’épluchais mes relevés bancaires. Les additions étaient justes, donc mes calculs tombaient faux : j’allais devoir travailler. Je m’en ouvrais à mon colocataire qui était exactement sur la même longueur d’onde que moi, les problèmes d’argent en moins.
Pour la suite, contactez-moi!
mardi 1 juin 2010
vendredi 28 mai 2010
C'est important la solidarité dans une entreprise.
Quand c'est bon, ça vieillit pas.









